mardi 17 février 2026

Ça! Ça vaut tout les soleils de l'univers 👏😊


Espérons qu’il n’y ait pas de tome 5.

Voici le quatrième tome* des mémoires d’un immeuble de la rue Edmond Rostand à Toulouse, vues, vécues et racontées par Louise, l’une de ses habitantes et qui décrit 4 ans et 4 mois de dinguerie (je cite), à cause de la présence des « hurlants » à l’appartement 7. 
Les hurlants, dans son vocable, ce sont ces gens qui pendant toutes ces années ont mis le chaos dans la résidence. Incivilités. Injures. Jets d’ordures par la fenêtre. Bris de vitres. Crevaisons de pneus. Chiens attachés au balcon qui aboient H24. Menaces. Agressions. Boucan. Musique à fond, surtout la nuit. Cris. Hurlements. Bastons. Et malgré des dizaines de signalements, de relances, de saisie du procureur de la République, rien n’y fit pendant 4 ans et 4 mois. 
Mais ça y est enfin. Les hurlants ont été dégagés par la police. C’est le sujet de ce dernier tome.
Lire ces « Tom et Louise « (la mère et le fils), c’est entrer de plain-pied dans l’horreur ordinaire qui mène au dégoût de sa propre vie car que peut-on faire quand on ne peut plus rien faire ?
Ces quatre petits livres ne ressemblent à rien de ce que je chronique d’habitude ici. Ils sont, ici et là, persillés de fôtes d’ortogtafe et je les aime ces fautes, elles ressemblent à un argot, un accent régional, presqu’une langue, car Michelle Brun écrit comme on cause, dans ses tripes, dans l’urgence, la colère, la nécessité, et parfois avec beaucoup d’esprit. Ce qui rend cette entreprise hautement salutaire.

*Tom et Louise et les hurlants de la rue Edmond Rostand, tome 4 (et les trois autres), de Michelle Brun. En vente via l’auteur : michelle.brun@orange.fr

1 commentaire:

michelle brun a dit…

Bonjour Michelle,

Enfin !!!!!! Quelle belle reconnaissance ! En plus, je trouve le commentaire très juste. Oui, il y a des fôtes 😜 parfois mais que sont-elles par rapport aux FAUTES de ces sauvages envers la société.

Heureusement qu'il y a des personnes comme vous pour refixer le cadre de l'acceptable dans un monde "civilisé".

Bravo Michelle. Trop contente pour vous. On ira boire un coup au bar du Museum un de ces après-midi où le soleil brillera pour fêter tout ça.

bises

Sylvie